"Cette nouvelle course réunit tous les ingrédients pour devenir un succès incontournable."
Voici le témoignage du skippeur Hervé Cléris, président de l'association des 50 pieds Open, sur sa participation à la première édition.
« La Dinartica est née de la volonté de la municipalité de Dinard de créer une épreuve de course au large différente, avec un parcours non transversal comme la plupart des classiques mais vertical, vers le Nord. Les Norvégiens des Lofoten ont répondu favorablement à cette demande car ils souhaitaient promouvoir cette extraordinaire région touristique que représente leur archipel.
L’épreuve consiste à effectuer un aller Dinard - Svolvaer en passant par la Mer du Nord (1200 milles) et un retour après 10 jours de pause en passant par les Hébrides (1400 milles) la seule marque de parcours était représentée par la ville de Glasgow !
La destination d’arrivée est à elle seule une formidable motivation, car l’archipel des Lofoten présente des paysages absolument incroyables faits de milliers d’îles très montagneuses séparées par des fjords impressionnants. Cet archipel vit de la pêche à la morue (il y a partout des séchoirs à poissons) et du tourisme (de nombreux artistes y ont élu domicile). De plus, l’idée de franchir le cercle polaire arctique en course est vraiment nouvelle et excitant !
Le départ de la 1ère étape (Dinard - Svolvaer) est donné le dimanche 20 juin. Sur notre trimaran de 50’ « Vaincre la Mucoviscidose » nous prenons rapidement la tête de la flotte et en fin d’après midi le raz Blanchard est avalé avant que la pétole ne s’installe en Manche. Le lendemain soir, nous attaquons le slalom en Mer du Nord parmi un trafic marchand incroyable et les innombrables plate-forme pétrolières. Après un bon coup de vent qui fera de nombreuses avaries parmi la flotte, nous attaquons la longue remontée des côtes norvégiennes : trois jours au près dans une mer courte et quelques degrés de moins chaque jour sur le pont et de plus sur la carte.
Lorsque nous arrivons devant Svolvaer après 7 jours de course, il est minuit, il fait grand jour et tout ce qui flotte est sur l’eau pour nous accueillir. Les seconds n’arriveront qu’une semaine plus tard. Après quelques heures de sommeil et un check-up du bateau (RAS), l’équipage rentre en France, boulot oblige !
Les habitants de Svolvaer se sont vraiment mobilisés pour cette course qui est vraiment une grande première pour eux, il faut les voir tourner autour du trimaran, et leur enthousiasme n’a d’égal que leur gentillesse.
Le départ de l’étape retour réuni une flotte malheureusement réduite, les 2 monocoques norvégiens qui viennent déjà de parcourir un aller retour restent chez eux et un équipage français continue vers le Spitzberg. Petit temps portant, forcissant progressivement et en 48 heures nous approchons des Shetlands lorsque le bateau stoppe à 18 nds sur un ovni, qui se révèle être en fait une énorme baleine qui nous remercie par un tel coup de queue que le safran est bloqué et sa moitié inférieure a disparu ; nous finirons la course avec un brelage suspendant la mèche dans le vide avec le jeu que l’on imagine.
Nous choisissons l’intérieur des Hébrides et le canal d’Irlande, la route la plus courte car la météo est capricieuse est c’est par un tout petit temps que nous arrivons devant Dinard au petit matin du 7e jour. Nous ne passerons la ligne d’arrivée que grâce au courant de la Rance, ravis d’avoir gagné la 2e manche comme la 1ère avec une confortable avance.
Le bilan de cette 1ère édition de la Dinartica confirme que cette nouvelle course réunit tous les ingrédients pour devenir un succès incontournable : parcours original et tactique, destination séduisante, excellente organisation (l’UNCL assure le suivi technique), possibilité de participer à l’une ou l’autre des étapes avec une neutralisation permettant de changer d’équipage. Tout cela grâce à l’incroyable énergie dépensée par Bruno Reibel, directeur de course et son équipe de Dinardais.
Merci ! »
Pour être tenu au courant de la course et suivre les mises à jour du site, laissez-nous votre email.